Pegasus Data : le bilan des 100 jours

Le Pegasus Data Project fête ses 100 jours d’activité cette semaine ! C’est l’occasion de faire un petit exercice de bilan, l’occasion également de recueillir vos avis et vos suggestions pour la suite, puisque notre projet est désormais porté par une communauté d’internautes fidèles. Nous vous proposons donc la table des matières suivante, en espérant que vous nous laisserez vos commentaires en fin d’article :

  1. Un site internet, pegasusdata.com
  2. Un compte Twitter, @PegasusData
  3. Une chronologie de ces 100 jours
  4. Que nous réservons-nous pour la suite ?
  5. Vos idées pour le court, le moyen et le long terme !

1. Un site internet, pegasusdata.com

Nous aimons bien les infographies, est-ce que vous l’aviez remarqué ? C’est donc elle qui parlera à notre place :

Cliquez pour agrandir le graphe.

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2. Un compte Twitter, @PegasusData

Comme illustration de notre utilisation de Twitter , voici le graphe Crowdbooster de ces 100 jours de tweet :

Cliquez pour agrandir le graphe. Nota : l’abscisse indique le nombre de retweets et l’ordonnée la « portée » potentielle des tweets (addition du nombre de followers des retweeters).

On notera également au passage la création d’une page facebook, pour diffuser nos contenus.

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3. Une chronologie de ces 100 jours

A plusieurs reprises, les médias ont décrit Pegasus Data. Retrouvez leurs articles.

Difficile de relater en un paragraphe toutes les discussions et le travail en coulisse des Pegasus Data Men (AOC @nathalieducommun), très brouillons, peu avares d’idées en l’air, et parfois politiquement peu corrects par les idées d’expériences possibles évoquées. Nous nous bornerons à rappeler que Pegasus Data a été à l’origine un moyen d’inscrire et de partager les procès-verbaux d’interminables pauses-cafés passées à décortiquer des problématiques soulevées par les médias sociaux dans notre vie quotidienne, Twitter en tête, Facebook et Klout en seconde position (tout n’est que classement…).

Le site a mis de nombreuses semaines à trouver sa forme actuelle, pendant lesquelles nous avons défini le contenu que nous voulions proposer. En voici un exposé, que l’article de Marie-Christine Mousson (ATS) résume peut-être plus brièvement.

Au premier jour…

Nous situons le début du projet au lundi 28 mai 2012, date de parution de l’article Analyse de réseaux et méthodes quantitatives en histoire de Martin Grandjean. Ce même jour, certains ont réalisé qu’il se passait quelque chose, car le nouveau compte PegasusData les ajoutait à des listes aux noms étranges.  À l’époque, il n’y avait que quatre listes, celle des « Romands sur Twitter » étant loin d’atteindre son maximum (500). Nous-mêmes n’envisagions pas encore l’étendue de la tâche qui allait se présenter à nous…

Analyser les comportements dans un réseau, application à #EnLD

Ce premier article fut rapidement suivi d’un second de Martin analysant les résultats de travaux de Yannick Rochat sur la structure des débats d’En Ligne Directe, projet initié sur un blog désormais défunt, puis du premier portrait des Romands sur Twitter ! Nous pouvons affirmer que celui-ci fit connaître le projet Pegasus Data au-delà des cercles en ligne respectifs des auteurs.

Ces articles de vulgarisation scientifique, quelques jolies visualisations de réseaux, ainsi que le projet de cartographie du web romand attirèrent une première fois l’attention du 24 Heures. À ce moment, l’équipe de Pegasus Data réalisa qu’il existait une demande de la part des médias comme du public pour plus de communication et de réflexions sur des outils devenus partie intégrante du quotidien. Les pauses-cafés continuèrent à voir les idées fuser, les commentaires sur le site (200 à ce jour !) nous aidèrent à cibler le propos. L’intégration dans l’équipe d’un informaticien curieux de pouvoir analyser ces contenus permit au projet de passer à la vitesse supérieure.

Les interviews et les rencontres IRL

Retrouvez la multiplicité d’interviews

De constater que chaque twittonaute semblait avoir ses habitudes, et que même au sein de l’équipe l’utilisation de Twitter se faisait souvent de manière paradoxale, nous nous interrogeâmes sur un moyen de connaître ces habitudes, et de les partager avec nos visiteurs. De là naquît notre formulaire d’interview volontaire, dont 53 ont déjà été publiées à ce jour (de nombreuses en réserves, patience) !

À la même époque, Pegasus fut invité à passer dans l’émission Médialogues de RTS La Première. Ce fut l’occasion de suivre le déroulement – mouvementé – d’une émission d’En Ligne Directe, à la Maison de la Radio. Nous fûmes même invités la semaine suivante à la rédaction de la RTSinfo pour présenter nos travaux. C’est aussi à ce moment-là que nous convoquâmes pour la première fois le groupe de réflexion de Pegasus Data, générant une excellente discussion entre des acteurs aux parcours fort différents.

« Modéliser l’histoire de la philosophie » a suscité des commentaires d’un excellent niveau scientifique.

Notre intérêt pour l’expérience de cartographie de la twittosphère romande en sortit même grandi, stimulé par d’excellentes suggestions des participantes et participants.

Sans modestie aucune, un de nos hauts faits dans cette période fut qu’à l’occasion de la publication d’une traduction d’un essai de cartographie de la philosophie via les citations contenues dans Wikipedia, nous eûmes l’immense honneur d’être mentionnés par Rue89, qui nous fit atteindre à l’époque notre record en nombre de visites. Nous eûmes également l’honneur de voir notre travail reconnu par la presse romande, en se voyant interviewés par Newsnet ainsi que par la RTS.

Intérêt du public

Consulter ses statistiques dans le moteur de recherche de notre base de données.

Avec les second et troisième portraits de la twittosphère romande (3722 utilisateurs recensés, pour le dernier, mais la liste a dépassé le seuil des 4000 à ce jour), ainsi que la mise en place d’une base de données accessible par chaque visiteur du site, nous estimons être parvenus à donner un portrait peu éloigné de la réalité, permettant au passage à chacun de venir consulter qui tweete depuis quelle commune, qui porte le même nom que soi, ou encore combien de ses followers (abonnés) sont romands. Nous fûmes très heureux de voir les twittos propager l’article, et les médias de le couvrir, reprenant notre constatation que Genève occupe une position prédominante dans la twittosphère romande. À noter qu’en parallèle, nous lancions une série d’articles, plus proches de nos recherches respectives, Pegasus Data se muant en vitrine de nos travaux tout en ne trahissant pas ses axes de recherche (société, histoire, réseaux).

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4. Que vous réservons-nous pour la suite ?

Nous allons continuer à décrire cette twittosphère romande qui nous obsède, en amenant toujours de nouveaux outils : visualisation à grande échelle, propriétés mathématiques (six degrees), top trends (!), etc.

Nous allons également continuer à promouvoir auprès de notre public et à travers nos articles les humanités digitales, la Suisse se profilant pour devenir un important pôle de recherche dans ce domaine (création de chaires à l’EPFL et dans les Universités de Lausanne et Berne), tout comme de produire des traductions d’article, articles de vulgarisation, études de cas et exemples, etc.

Nous espérons également, s’il reste du temps à disposition avec tout ça, continuer à produire des guides d’extraction et d’analyse des données de Twitter via R.

Finalement, la suite, c’est aussi répondre aux attentes d’un public très divers. Et c’est là que vous entrez en scène :

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5. Vos idées, pour le court, moyen et long terme !

Laissez-nous un commentaire ci-dessous avec votre feedback sur ces 100 jours, vos récriminations, vos encouragements (si si !), vos souhaits, vos propositions, vos rêves (si si, derechef !) ! Nous comptons sur vous et votre créativité pour continuer l’aventure Pegasus !

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14 réponses à “Pegasus Data : le bilan des 100 jours

  1. Bravo, continuez !!!
    Des pistes : un peu plus de granularité (exemple profils « people » vs profils professionnels ou politiques) dans les analyses.
    Quid de la qualité des « followers » et de l’influence (achats « d’amis », robots, …)
    Stratégie globale d’exposition : Twitter + Facebook + LinkedIn +…. quels résultats escompter ?
    etc…
    Bon vent
    Claude

    • Merci pour votre retour.
      Nous espérons, dans un futur proche, pouvoir proposer une analyse tenant compte des catégories d’utilisateurs (privé, pro, people, journalistes, inactifs, etc.). Peut-être, dans un premier temps, que nous pourrons retrouver cette granularité dans une visualisation en graphe ?
      Concernant la stratégie d’exposition, il s’agit là plutôt d’un travail pour des consultants médias sociaux, community managers, etc. Mais cela ne veut pas dire que ça ne nous intéresse pas…
      Quand aux followers… Il semblerait que nous soyons sur la même longueur d’onde. Pegasus Data en dévoilera plus, tout bientôt 😉
      Bonne journée,
      Yannick

  2. salut les pegartistes,

    tout d’abord: admiration! puis: curiosité de voir la suite, j’aime bien l’idée de me laisser surprendre, et épater encore et encore; le
    potentiel, vous l’avez!

    et tout de même une attente, une: de vous voir débarquer dans l’univers de l’enseignement. quelle utilisation des réseaux sociaux en pédagogie? quel impact sur la vie des élèves? comment inciter les institutrices/eurs à faire preuve d’imagination dans l’usage du numérique viral? quid des règles pour exposés, explorations et examins? quels impacts sur la trilogie parents/élèves/école? après tout, une chance de voir l’idée d’immersion linguistique et culturelle progresser par les réseaux sociaux?

    tout cela dans une perspective double, celle de papa et celle de communicateur dans ce contexte professionnel.

    bravo encore et bonne suite toujours!
    ueli

    • Très bien trouvée l’appellation « pegartistes » ! 😉
      Merci pour ce retour constructif ! Oui, c’est clair que la question de l’enseignement est une question d’un intérêt tout particulier en terme d’utilité des nouvelles technologies de l’information. Par contre, il est aussi clair que c’en est l’aspect le plus étudié, avec de nombreux enseignants qui blogent déjà leurs expériences et idées. Je ne sais donc pas si nous sommes réellement qualifiés dans ce domaine et si une attention de notre part à cette thématique lui apporterait une vraie plus-value. Un exemple concret, peut-être, pour nous y motiver ?
      🙂

      • En effet, pas certain que nous ayons quelque chose à amener avec nos outils de Bob le bricoleur. Néanmoins… La question arrive à s’ajouter aux autres questions essentielles du Projet Pegasus Data (nous en avons des dizaines, comme le Père Noël un 24 décembre !).
        Cette fois, je ne pense pas que nous pouvons y répondre, ou développer une intuition. Mais… de nombreux articles font état d’expérimentations entre élèves et professeurs, via des réseaux sociaux en ligne (en France, notamment). Si @PegasusData pouvait (re)connaître leur profil, ne pourrions-nous tenter de comprendre la position qu’ils occupent dans le réseau global, et mieux cerner leur position ? Puis interagir au mieux, dans l’intérêt de la classe, dans l’intérêt des étudiants, dans l’intérêt du Professeur ? Question bien évidemment intrusive, et leur privant de l’intérêt de l’utilisation de Twitter. Sûrement même qu’il est plus intéressant de les laisser vivoter sur Twitter et expérimenter. Néanmoins, un contact avec une classe pilote serait d’un énorme intérêt pour nous. Et peut-être que nous pourrions en tirer quelque chose.
        Qu’en dites-vous, Ueli ?

        • j’en dis que cela entrerait bien dans le cadre d’une démarche que j’ai vue hier via @mh_lch (ass suisse des enseignants).

          quant aux questions d’intrusion et d’autres limites d’une telle observation, je ferais confiance aux muses. pégase sait les consulter 😉

  3. j’espère que @mh_lch se joindra á cette discussion. il y a du projet en l’air…

  4. Je suis désolée, je ne me suis toujours pas pointée! Mais, après avoir rendu mes derniers chapitres, j’ai eu un vrai coup de décompression et je me suis un peu dispersée! Je vais essayer d’être plus concentrée ces prochains temps! Il faut que je lise vos derniers articles! Et je vous dirai ce que j’en pense! Néanmoins, j’espère que vous pourrez continuer vos activités! Je suis sûre qu’il y aura des observations toujours plus intéressantes à faire sur les usages de Twitter dans les débats et dans les relations entre médias et leurs audiences! Donc, bonne continuation!

  5. C’est bien la première fois que des chiffres me passionnent autant. J’aime cette proximité concernant la « touittosphère » romande. Un sujet encore inconnu des médias suisses et qui prouve encore que c’est un réseau mal connu des internautes (en tout cas romand).
    Un grand bravo pour tous ces chiffres et ces mises en image qui permettent d’avoir un aperçu rapide du paysage twittoresque romand. Pour ma part, je pense qu’il serait intéressant d’avoir les listes des inscrits sous formes de tableaux HTML. Toutefois, j’imagine bien que cela doit prendre beaucoup de temps si vous mettez en place une telle option. Et avoir des chiffres sous forme de graphiques intéractifs (à la Google analytics)?
    Sinon, rien à redire, je suis curieux de découvrir la suite et l’évolution de votre monture ailée. 😉 Excellente continuation dans votre projet passionnant! 🙂
    Cyril

  6. Hello,
    Je profite de cet article « milestone » pour me joindre à la liste des nombreuses félicitations envers votre projet. En un laps de temps très court, vous avez déjà franchi de nombreuses barrières et cette rapidité de développement mérite un grand coup de chapeau! Les articles sont clairs, très élaborés, bien rédigés et agréablement illustrés (avec des graphiques utiles et non simplement décoratifs).

    J’avais été amené il y a quelques mois à faire une analyse (très modique!) de la présence romande sur Twitter pour un séminaire à l’Unil, et j’étais loin d’imaginer que quelque chose d’aussi abouti allait être réalisé peu après. Concrétisant en quelque sorte ce que j’aurais rêvé pouvoir faire avec plus de temps et plus de moyens 😉

    Je suis également très agréablement surpris de voir non pas l’engouement pour Pegasus Data (pas étonnant au vu de la qualité du travail fourni), mais de la réussite du caractère participatif du projet. Sur presque chaque article j’ai pu lire des commentaires constructifs avec des idées pour aller plus loin, et je pense que c’est motivant pour vous!

    Quoi qu’il en soit en tant que passionné des réseaux sociaux et de leur aspect sociologique, je vous adresse mes félicitations. J’ai conscience de la charge de travail qu’implique le développement du projet sur un tel rythme et j’en suis ébahi!

    Au plaisir de pouvoir lire de nouvelles contributions passionnantes et de suggérer des idées si mon esprit arrive à accoucher de quelque chose d’utile!

    • Merci beaucoup pour ce commentaire !
      Nous serions évidemment très intéressés à connaître tout ou partie de ton analyse, puisque justement toujours désireux de pouvoir varier les approches et bénéficier du regard d’autres intervenants ! D’ailleurs, nous accueillons volontiers une contribution de ta part comme « invité » sur ce site ! A réfléchir…

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