Suisse romande sur Twitter : portrait n°3

Après un premier (5 juin 2012) et un second (10 juillet 2012) portrait de la Suisse romande sur Twitter, voici l’occasion de pousser un peu plus loin les investigations du Pegasus Data Project. Après un dépouillement quasi systématique des comptes médias de la région concernée, le panel Romandie s’est enrichi de plusieurs milliers d’utilisateurs (3722 lors de la récupération des données du 26 août 2012). Alors que le rapport précédent traitait de l’activité des utilisateurs romands (nombre de tweets/jour, etc…), celui-ci, en plus de présenter les désormais traditionnels classements, se spécialise sur la localisation des « twittos ».

N’oublions d’ailleurs pas que, comme Twitter est un lieu en constante évolution, il se peut que des utilisateurs n’aient pas encore été référencés dans notre panel « Romandie ». Si c’est le cas pour vous ou de vos connaissances, n’hésitez pas à remplir ce formulaire pour nous permettre de vous recenser le mois suivant !

Table des matières :

1. Le tableau de la situation romande
1.1 Infographie La situation « entre Romands »
1.2 TOP-50 Les Romands les plus suivis en Romandie
1.3 Infographie Cartographier la twittosphère romande
2. Le tableau de situation global
2.1 Infographie La situation globale
2.2 TOP-50 Les Romands globalement les plus suivis
2.3 TOP-50 Les plus anciens Romands sur Twitter
2.4 Infographie Création d’un compte Twitter, en quelle année ?
3. La liste complète
3.1 Base de données Consultez vos propres données et classements !

 1. Le tableau de la situation romande

1.1 La situation « entre Romands »

Les Suisses romands de Twitter : qui suit qui ? vision interne

Cliquez pour agrandir l’infographie.

Commentaire : Ce graphique montre la dispersion des membres du réseau romand. En effet, seuls 16 utilisateurs sont suivis par plus de 10% (372) des comptes romands (le tableau du point 1.2 ci-dessous indique clairement qui sont ces 16). On observe toutefois des utilisateurs aux « ratios » très différents : certains sont très suivis par les Romands alors qu’ils suivent peu d’entre eux, d’autres suivent assidûment la twittosphère romande alors qu’ils sont peu suivis par celle-ci.

Note : on définit par « friend » un utilisateur Twitter suivi, un « following » ou un « abonnement » dans la version francophone de Twitter. Il ne s’agit donc pas uniquement des réciproques. Cette nomenclature est utilisée par l’API de Twitter pour bien distinguer les followings des followers sans risque de se tromper entre mots très proches.

1.2 Les Romands les plus suivis en Romandie

Les Suisses romands les plus suivis en Suisse romande

Cliquez sur le tableau pour l’agrandir.

Commentaire : On observe une très grande densité de membres de la sphère journalistique romande dans les premières places de ce classement. Bernard Rappaz, rédacteur en chef de l’actualité TV de la Radio Television Suisse occupe la première place. On notera également la présence, à la sixième place, du conseiller fédéral Alain Berset, qui a repris une activité Twitter le 16 août après une pause de 301 jours. A son image, on compte bon nombre de politiciens romands dans les 50 premières places du classement, malgré leur très variable implication dans ce réseau social.

1.3 Cartographier la twittosphère romande

Géolocalisation des utilisateurs Twitter de Suisse romande

Cliquez pour agrandir la carte.

Commentaire : Avec le meilleur ratio d’utilisateurs par habitants, le canton de Genève pourrait bien être la figure de proue de la twittosphère romande. Ce constat est toutefois à nuancer sérieusement. En effet, il s’agirait d’étudier le mécanisme sociologique d’affirmation d’appartenance des membres de ce réseau de 3722 comptes : on imagine volontiers que l’indication de localisation n’est pas seulement un moyen de faire connaître au « monde » de quel ravissant petit village de montagne on vient, mais est également une façon de faire connaître son appartenance à un groupe social et géographique. Il est de fait évident qu’un utilisateur jurassien désireux de se faire connaître à l’étranger aura plus tendance à se localiser « Switzerland » que « Porrentruy », une problématique qu’abordera très différemment un utilisateur genevois dont la ville (et le canton, de fait, ce qui d’ailleurs explique que c’est la seule localité genevoise à apparaître sur notre carte) est internationalement connue.

Note 1 : Les données de localisation des utilisateurs ne sont pas ici fournies par ce que Twitter appelle « service de géolocalisation », qui permet de retrouver, pour les comptes qui l’autorisent, la localisation exact de chaque tweet. Il s’agit ici des données fournies par les utilisateurs sur leur profil personnel. Il y a donc parfois des informations multiples (« Genève, Switzerland » ou « Entre Berlin et Lausanne »…) ou fantaisistes (« monde entier », « devant mon ordinateur ») qui induisent un nombre supérieur de localisations que d’utilisateurs. Il ne faut donc pas perdre de vue que ces données peuvent être combinées.

Note 2 : Comme le panel est constitué suite à de nombreuses recherches, suggestions, scans de comptes références, auto-suggestions, il est certain que deux catégories d’utilisateurs nous font défaut : les Suisses de l’étranger qui n’affichent pas leur nationalité dans leur bio et les Suisses qui n’interagissent pas avec les membres du panel déjà découvert (en particulier une frange très jeune d’utilisateurs qui tweetent uniquement entre eux ou sur des sujets qui font fi des frontières nationales, Justin Bieber et autres stars…). Notre recherche et son résultat sont donc tributaires de ces éléments. Aujourd’hui, après avoir épluché les  listes de followers des plus importants comptes medias romands, nous continuons le travail de collecte sur la base de mots-clés régionaux.

2. Le tableau de situation global

2.1 La situation globale

Infographie de tous les utilisateurs Twitter de Suisse romande

Cliquez pour agrandir l’infographie.

Commentaire : L’ajout de nombreux nouveaux « twittos » dans le panel romand de Pegasus Data est particulièrement visible sur cette infographie. Le jeune youtuber valaisan Benoitdx9 occupe toujours la première place (avec une progression de presque 24’000 nouveaux followers depuis le dernier ranking), il est toutefois rejoint par le basketteur de NBA Thabo Sefolosha à la tête du panel. La grande masse de données utilisées pour cette infographie nous permet de mettre en évidence un phénomène qui n’était que très peu observable lors de l’analyse précédente : certains utilisateurs plafonnent à 2000 « friends », limités par le règlement de Twitter (voir explication sur le graphique).

2.2 Les Romands globalement les plus suivis

TOP-50 des utilisateurs Twitter de Suisse romande les plus suivis

Cliquez pour agrandir le tableau.

Commentaire : Le TOP-50 des Romands les plus suivis sur Twitter réserve son lot de (bonnes) surprises. En effet, c’est l’occasion de découvrir des « twittos » très peu présents dans les interactions « suisses » mais qui rayonnent beaucoup plus à l’étranger, pas uniquement en francophonie. On remarquera que les plus suivis globalement ne sont pas toujours les plus suivis en Suisse romande : nul n’est prophète en son pays…

2.3 Les plus anciens Romands sur Twitter

Analyse de la twittosphère Suisse romande : ancienneté

Cliquez pour agrandir le tableau.

Remontant toujours plus avant aux origines de la twittosphère romande, nos enquêtes (paléontologiques) dévoilent que le plus ancien utilisateur romand connu à ce jour est David Galbraith (juillet 2006). Il est suivi par Olivier (octobre 2006), puis une série d’utilisateurs en décembre 2006.

2.4 Création d’un compte Twitter : en quelle année ?

Années de création de comptes Twitter en Suisse romande

Cliquez pour agrandir le graphique.

L’évolution de Twitter en Suisse romande est loin d’être linéaire. On observe en effet un pic en 2009, suivi d’une année 2010 en net recul (-21%), puis une année 2011 record. Difficile de présumer du nombre de création de comptes Twitter de l’année en cours, bien qu’une simple extrapolation semble prédire un résultat inférieur à l’année précédente.

3. La liste complète

Et vous ? Retrouvez vos statistiques complètes !

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accédez au moteur de recherche de notre base de données. Libre à vous de faire des recherches par nom, username, localité (fonctionne bien avec les petites localités, car nous n’affichons que les 20 premiers résultats) !

Informations mises à disposition (dans l’ordre) Pseudo / Nom / Localisation / Followers / Friends / Followers romands / Friends romands / Nombre de tweets / Date de création / Place dans le ranking « Followers » / Place dans le ranking « Followers romands » / Place dans le ranking « Ancienneté ».

Note : Pour une cinquantaine d’utilisatrices et utilisateurs, il ne nous a pas été possible de récupérer les données « romandes », à savoir le nombre de followers romands et le nombre de friends romands, en raison des restrictions liées à des comptes « fermés ». Nous partageons votre déception et tenterons de récupérer malgré tout ces données si vous le souhaitez et avec votre collaboration.

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29 réponses à “Suisse romande sur Twitter : portrait n°3

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  3. Visiblement Pegasusdata est passé à un autre niveau : bravo ! J’apprécie beaucoup la Pegasus DB !
    Question : quelle est l’influence de l’activité de Pegasusdata sur celle des Twittos romands ?
    Par exemple, Pegasusdata est-il à l’origine de la récente activité d’Alain Berset ? 😉

    • Bonjour,
      Merci beaucoup pour ce retour enthousiaste, on en a besoin parce que Pegasus est simplement une initiative de recherche bénévole que nous menons pour le plaisir de fédérer la Suisse romande autour de ce réseau !
      La question est tout à fait pertinente et nous n’avons de cesse de nous la poser. On sait bien que l’activité d’analyse biaise le sujet analysé. En fait, le mieux serait d’avoir des retours d’utilisateurs, parce que c’est un ressenti très personnel que de se voir analysé/cartographié/disséqué…
      D’ailleurs, pourquoi ne pas demander directement à @Alain_Berset ? 😉

  4. Encore de l’excellent travail jeunes gens 😉

    A la lecture du panel et de la dépêche reprise, 2 points me tarabustent :
    1. Les « mots-clefs régionaux » que vous utilisez désormais pour faire grossir le panel : cela mériterait quelques exemples pour illustrer la méthode dans le portrait n°4 😉
    2. Si vous pouviez développer la méthode pour l’estimation des 10’000 twittos romands évoqués dans la dépêche reprise par Le Matin/24h/TdG, ça m’intéresse plus que fortement (sauf si ça a été lâché à la grosse louche pour contenter un journaliste trop pressant, je comprendrais).

    • Hey, merci pour le commentaire et le compliment !

      1. Par « mots-clés régionaux », nous entendons deux choses.

      Tout d’abord les recherches géolocalisées de type near: »lausanne », qui donnent des résultats très intéressants. Et vu qu’on y trouve des twittos d’Evian ou Thonon, on peut imaginer que le rayon est assez grand pour survoler une partie du canton. En prenant comme points de départ les chefs-lieux des différents cantons, on recouvre allègrement la Suisse romande. Puis il reste à trier.

      Ensuite, des recherches enregistrées sur des lieux propres à la Suisse romande. Attention toutefois à bien choisir ses mots (« valais », « sion » ou « pully » ne sont pas très intéressants, chacun pour des raisons différentes). Je recommande en particulier les recherches avec « Genève », « Lausanne », voire « Yverdon », « Fribourg » et « Neuchâtel » les matins des samedis et dimanches, pour découvrir des profils d’utilisateurs différents de ceux qui participent à #EnLD. Et, comment dire, parfois un peu moins citadins, paradoxalement.

      Et on peut bien sûr aussi inclure ta recommandation d’explorer les followers de @bastian_baker, très peu motivés à suivre en même temps @rtsinfoplus, par exemple (à part @magaliphilip). Un bon moyen, tout comme la sortie des boîtes de nuit, d’aller trouver ceux qui recherchent l’anonymat.

      J’aimerais ajouter, pour répondre au-delà de ta question, qu’en appliquant rigoureusement les méthodes de « snowball sampling » (je te demande qui sont tes amis, puis je vais demander à chacun qui sont leurs amis, et ainsi de suite), nous devrions consulter les friends & followers de tous nos Romands listés. Ceci nous sera utile pour dépasser les 4000 Romands recensés.

      2. Ici, je vais commencer par exprimer mon soulagement à ce que ce soit le chiffre de 10’000 qui soit repris, et pas celui de 20’000, que la RTS avait gardé lors d’une interview où l’estimation était en fait un intervalle de 10’000 à 20’000.

      Le calcul est bien évidemment approximatif, et la méthode ô combien foireuse, mais il tient debout. Tout d’abord, lorsque nous disons 10’000, il s’agit du nombre de comptes romands, c’est-à-dire, en plus des profils que nous avons recensés et de ceux qui sont recensables et nous ont échappé pour l’instant,
      – les inactifs (0/0 donc quasi-introuvables. Je me souviens, « à l’époque », d’un article qui présentait Twitter comme étant le « réseau social » dont la moitié des comptes étaient inactifs.),
      – les comptes de personnes fictives (animaux de compagnie, comptes pour troller sur #EnLD, etc.),
      – les alter ego,
      – les organisations, entreprises, communautés, communes,
      – plus tous les anonymes qui échappent aux mailles de nos filets (beaucoup beaucoup de jeunes, anonymes, et privilégiant souvent les amitiés au-delà des frontières helvétiques).
      Pense au nombre de comptes que ton amie et toi-même gérez (là je bluffe, je ne le connais pas, mais les twittos gèrent souvent plusieurs comptes en parallèles), fais la moyenne et multiplie-là par les 4000 Romands recensés, puis ajoute un peu de marge pour les comptes inactifs. Ne dépasse-t-on pas facilement les 10’000 ?

      Mais je te l’accorde, on peut trouver plus scientifique comme méthode.

      • Merci beaucoup pour cette réponse détaillée 🙂
        Effectivement, si on prend les comptes et non plus les twittos, Bonpourtonpoil a lui seul fait exploser les stats romandes je pense :p

        • Hé hé hé c’est le Chuck Norris de Twitter.

          L’estimation date des 500 millions de compte sur Twitter. Du coup on a fourni un nombre de comptes au sens large, mais « suisses », pour pouvoir comparer les densités. Le plus simple (!) ce serait d’avoir les adresses IP au moment de la création de chaque compte.

    • Je me permets encore d’ajouter que nous inscrivons dans notre recensement les Romands en Romandie, les Romands pas en Romandie et les pas Romands en Romandie. Ceci rend difficile de comparer le nombre de twittos romands par habitant au nombre de twittos américains par habitant, par exemple.

  5. Bonjour,
    Je fais suite à votre invitation de laisser un commentaire directement sur votre site par rapport à la question que vous avez postée sur Twitter
    : « Les Genevois seraient les plus nombreux sur Twitter (voir carte http://bit.ly/Romandie), partagez vous cette conclusion? »
    Je pense qu’une réalité terrain est à prendre en compte et à représenter dans votre cartographie : les liens entre Genève, la région voisine qui l’entoure au delà des frontières telles que vous les avez figurées et le reste du monde :-).
    Cela me semblerait pertinent du fait que vous indiquez dans votre démarche que votre panel comprend tous les comptes Twitter des “suisses romands” dans une définition large (à noter toutefois que vous ne donnez pas de description
    de ce que recouvre cette définition large).
    Des pistes à explorer pour préciser le portrait seraient la région frontière voisine, le poids des étudiants, chercheurs, scientifiques provenant du monde entier travaillant au CERN à Genève où le World Wide Web a vu le jour :), les organisations internationales…
    Merci pour votre travail !

  6. Bonjour,

    Merci pour votre commentaire.

    Vos pistes de recherche sont très intéressantes et très justes, malheureusement nous n’avons pas les moyens d’effectuer une étude avec autant de détails. Nous espérons pouvoir dans un avenir proche trouver une typologie assez simple permettant de répartir les utilisateurs (politique, journaliste, citoyen engagé, gamer, teenager, etc.). Ceci permettra peut-être déjà d’aborder la question et de découvrir une surreprésentation de certains rôles à Genève (scientifiques ? organisations internationales ?), comparativement à l’ensemble.

    Néanmoins, nombre de scientifiques ou diplomates étrangers ont sûrement échappé à notre recensement (voir commentaire ci-dessus).

    • Bonjour, et merci pour cette suggestion tout à fait intéressante, surtout alors qu’il paraît de plus en plus souvent sur internet des articles sur les « fake followers » de certaines célébrités !
      Trois éléments, pour alimenter la réflexion :
      -1 Oui, c’est un critère qui est intéressant pour étudier un réseau et la pertinence des liens qui le constituent.
      -2 La Suisse romande n’est-elle toutefois pas trop petite (trop peu de comptes Twitter, trop peu d’importance accordée à ce média social dans la « vie réelle ») pour que l’achat de followers soit réellement répandu ?
      -3 Pegasus est un lieu de recherche à vocation scientifique, nous ne souhaitons pas en faire un nouveau « Klout » ou autre outil de mesure de popularité, etc… Cela nous amène à nous questionner sur la scientificité des outils comme Fakers.StatusPeople.com. Comme leurs méthodes sont aussi obscures que les faits qu’ils décrivent, nous avons peu de raison de faire confiance à ces outils. Le cas échéant, il faudrait créer nous-mêmes un outil qui fasse ce tri good/fake.

  7. Bonjour
    j’aime bien votre recherche, pas mal de boulot,
    Petite question ne serait’il par pertinent d’avoir un classement par RT et citations des comptes?
    Cela me semble plus pertinent pour savoir qui est vraiment suivi
    amicalement

    • Bonjour, Merci beaucoup pour ce retour positif !
      Oui, nous cherchons actuellement à rendre compte de toutes les interactions (RT et mentions) qui ont lieu entre les comptes de ce panel. Plutôt que de le présenter sous forme de liste, il s’agira de le présenter sous la forme d’un graphe.
      Toutefois, avant de parvenir à de telles fins, il nous faudra régler deux problèmes :
      -1 La taille du graphe, avec près de 4000 sommets, le rendra peu lisible. Il faudra trouver une astuce pour n’afficher que les comptes qui entretiennent le plus d’interactions.
      -2 La quantité de données à récupérer pour une telle analyse est tellement considérable que nos serveurs se heurtent aux limitations de Twitter. Cela signifie qu’il faut échelonner les requêtes dans le temps, rendant difficile la modélisation « live ».
      Mais il va sans dire que cela fait partie de nos objectifs à moyen terme !

      • Twitter a-t-il un programme / une personne de contact dédié(e) aux chercheurs en Digital Humanities ?
        Histoire de demander des exemptions de limites d’API par exemple 😉

      • Merci pour le commentaire.

        À la suite de Martin, j’aimerais ajouter que chaque portrait a eu une thématique propre (1 : nombre de followers, 2 : nombre de tweets écrits dans l’intervalle, 3 : géolocalisation). Une analyse des RT ou mentions pourrait être une de ces prochaines thématiques. Nous avons d’ailleurs déjà expérimenté avec dans le cadre de nos analyses des débats #EnLD.

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  9. Votre article est très bien fait et très complet. Bravo!
    Ici, vous parlez surtout des Twittos suisses romands. Mais j’ai une petite question, pourquoi ne pas traitez (à part, ou en lien, ou autre) les entreprises suisses romandes (sites internet, radios, entreprises, PME, etc) qui twittent aussi? Et qui sont une part assez importante de la « twittosphere » romande.

    • Excellente suggestion !

      Ce genre d’étude est courant en sociologie, et mériterait d’être étendu ici. Il s’agit d’analyser uniquement les interactions entre deux types de comptes, et d’omettre (ou pas) les connexions à l’interne, par exemple lorsqu’on étudie la répartition des membres des conseils d’administration. De plus, à ma connaissance, il n’y a pas encore eu d’études de ce genre sur des données de ce genre… (pour l’anecdote, on appelle ce type de réseau « biparti » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Graphe_biparti) Une piste à suivre ! -> #todolist

    • Merci pour cette suggestion ! En terme de recherche, l’intérêt d’un tel panel d’entreprises/institutions est évident. J’y vois toutefois un problème de taille : la plupart de ces comptes sont sur Twitter pour augmenter l’audience de leurs marques. Si on en fait une analyse et/ou un ranking, ces données pourraient être (seront !) instrumentalisées à des fins commerciales. Nous ne souhaitons pas nous lancer dans une démarche de « labelisation » des entreprises « les plus/mieux romandes ».

      • Avec un article bien géré, je pense que nous pourrions obtenir l’effet contraire, avec une mise en évidence de l’intérêt pour les entreprises à interagir avec leurs clients, par exemple en montrant que les plus présents/réactifs/prolifiques sont aussi les plus appréciés pour leur service clientèle dans les études faites auprès des consommateurs. Y’aurait juste quelques (dizaines de) biais à prendre en compte.

    • Merci pour vos réponses complètes et détaillées !
      Avec vous j’en apprend tous les jours ! Je comprend très bien votre opinion sur la question, chose à laquelle je n’y avais pas pensé (pour l’instrumentalisation commerciale) …

  10. Petit commentaire sur la note 2 du point 1.3: une autre catégorie peut manquer dans le panel: les utilisateurs qui twittent surtout au sein d’une communauté professionnelle, et qui donc n’interagissent pas forcément au sein de leur zone géographique. Pour ma part, je suis sur Twitter depuis 2008, mais je ne m’intéresse à la twittosphère romande que depuis quelques mois.

    • Oui, vous avez raison ! D’ailleurs, à titre personnel, je suis toujours impressionné de découvrir un nouveau réseau insoupçonné, tellement on a l’impression qu’avec un tel média social « ouvert » on devrait en faire le tour rapidement ! En fait, il y a plein de « bulles » qui interagissent très peu les unes avec les autres, se superposant malgré une proximité – géographique par exemple – évidente.

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